"L'entrée des États-Unis dans la guerre 1917"

Concours développé par la DAREIC de l'académie de Besançon et financé par la DREIC et l'Ambassade des États-Unis

Depuis la création des classes européennes au niveau national c’est au lycée Claude Nicolas Ledoux que fut créée la première classe européenne scientifique dans l’académie de Besançon dans les années 90. Depuis, le lycée a toujours proposé des séjours linguistiques et des partenariats avec des lycées anglophones et principalement américains à la classe européenne. En 2006 le lycée Claude Nicolas Ledoux (Besançon) a engagé un partenariat avec les lycées de Paint Branch High School et de James Hubert Blake (Montgomery County, état du Maryland, banlieue nord de Washington DC). Nous projetons de rendre visite à nos partenaires en octobre 2018 avec les 1°S2 et d’accueillir une délégation américaine au printemps 2019.

La participation au concours du centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis dans le conflit de la Première Guerre Mondiale organisé par la DAREIC de l’académie de Besançon, la DREIC et l’Ambassade des Etats-Unis a permis de travailler avec les élèves de seconde européenne sur cette thématique en interdisciplinarité. Les élèves ont ainsi bénéficié de la collaboration de deux de leurs enseignants, d’une documentaliste et d’un accès au CDI pour à la fois mener une réflexion sur le concours et pour préparer l’échange franco-américain selon une approche historique. C’est donc avec un enseignant d’anglais (D.Waisse), une enseignante d’histoire (C.Vannière) et une enseignante documentaliste (F.Verdera) qu’a été mis en œuvre l’accompagnement des 35 élèves de Seconde 2 dans ce projet.

La séquence a débuté par la présentation du projet et une adhésion immédiate des élèves à cette thématique. S’en est suivie une phase de brainstorming sur le sujet et sur les différents supports de restitution possibles. A la suite de ce questionnement, plusieurs thèmes sont apparus. Les 35 élèves ont formé 7 groupes de 5 élèves qui se sont appropriés les thèmes retenus. Les élèves ont ensuite mené un travail conséquent de recherche et de bibliographie avec des supports tant traditionnels (encyclopédies, dictionnaires, ouvrages, bandes dessinées) que multimédia (sites Internet, reportages, émissions radio, témoignages audio etc.)

Rapidement un problème s’est alors posé : si tous les thèmes enrichissent le sujet principal qu’est l’entrée en guerre des Etats-Unis dans la Première Guerre Mondiale, pour autant il n’est pas question de présenter des agglomérats d’informations sans fil directeur commun.

Des questions ont également émergé par rapport aux supports et plusieurs idées ont été évoquées: du sac de voyage avec des objets d’époque ou recréés, des photos, des lettres au journal d’information, une mise en scène dans un musée d’Histoire, la création d’un reportage historique avec mise en scène des élèves en costumes d’époque... Au coeur de notre réflexion il importait aux élèves que le support et son contenu puissent être accessibles aux participants français mais également américains. Une production en ligne a donc emporté la faveur des votes permettant un partage aisé et moderne des productions, le tout en langue anglaise.

C’est à force d’échanges formels et informels que le projet tel qu’il vous est présenté a vu le jour. Plusieurs aspects ont alimenté les réflexions : nos élèves sont jeunes, nés pour la plupart en 2002. Ils n’ont naturellement pas connu la guerre et sont d’une génération dont les grands-parents sont également étrangers à cette guerre, sauf par le souvenir de récits pour la plupart. Se pose pour eux la question du devoir de mémoire et du souvenir.
C’est donc la question qui a été soulevée : comment un jeune aujourd’hui fait-il pour savoir, connaître, comprendre ce qui a été et se souvenir ? Comment peut-il rencontrer l’Histoire et en prendre toute la mesure ? Et comment avaient-ils, eux, envie de provoquer cette rencontre entre ce moment de l’Histoire et le public qui pourrait recevoir leur production ?

Le voyage dans le temps se fait souvent devant un écran, petit ou grand pour les jeunes générations. Il se fait également dans les musées. Cela a donc été la première idée retenue. Ils ont imaginé un jeune Français dans un musée, découvrant dans une galerie la place qu’ont pu prendre les Etats-unis dans la Première Guerre Mondiale.
A ce stade de la réflexion, un nouveau questionnement a émergé : quels symboles de cette guerre, de cette alliance en particulier, existe-t-il déjà en France, et même aux Etats-Unis ? Y a-t-il une résonance dans le quotidien, à l’image de celle d’autres temps forts de l’Histoire en France ?
Le voyage scolaire des élèves a été évoqué, avec les temps forts, les visites, les modes de déplacement en avion, en autobus, en métro, à pied. En écho les élèves nous ont parlé des moyens de transport qu’ils utilisent eux au quotidien à Besançon.

Et c’est ainsi que les élèves se sont intéressés aux moyens de transports de Paris et de Washington DC. Le travail a même été réalisé sur Besançon qui a un tram qui fonctionne depuis maintenant trois ans. Force est de constater que des hommages sont rendus à travers le nom de stations de métro parisiennes à la Seconde Guerre Mondiale et à d’autres événements marquants de l’Histoire de France, mais pas d’évocation à l’implication des Américains dans la Première Guerre Mondiale.

Le choix s’est imposé naturellement. La rencontre se ferait dans le métro. Ancrée à la fois dans le quotidien des Français et des Américains, des jeunes et des moins jeunes, une station de métro rendant hommage à l’engagement des troupes américaines dans le conflit de la Première Guerre Mondiale est apparue comme une idée intéressante et pertinente. Le choix d’un élément-clé de la mobilité urbaine nous a semblé en effet se prêter particulièrement bien à cette idée du voyage, voyage scolaire, dans le temps, à travers les souvenirs, voyage personnel et collectif.
Le métro, comme une passerelle entre deux lieux, deux pays, entre le passé et le présent. Une station comme une pause sur un événement, une mise en lumière, un temps de réflexion. Une façon simple et surtout efficace de mettre en lumière aujourd’hui un événement de notre passé commun.

La page d’accueil du site Internet monté par Thomas Borey montre en image de fond une réplique graphique de l’actuel métro de Washington réalisée par Amandine Goujon.

L’intégralité du site Internet, des textes, des vidéos et des dessins ont été réalisés par les élèves de la classe 2°2 ou sont le fruit de leurs recherches documentaires.

Un dessin proposé, non retenu Un dessin proposé, non retenu

La classe de Seconde Européenne Anglais engagée dans le projet :

Charlotte ANDREFF
Maël AUPLAT
Pauline BAISLE
Guilhem BARBIER
Léonie BARBIER
Florian BAZIN
Emmy BERHTOD
Jeanne BISTAC
Thomas BOREY
Nawel BOUMRAZNE
Jeanne CANNAC
Justine CARDES
Léa CARREAU
Etienne COCHARD
Louise DAMPENON
Mathis DEVILLERS
Swanny GENIN
Amandine GOUJON

Robin GUILLAUME
Rayan HAKKAR
Hadrien HERLEM
Delphine HOTELLIER
Lucilla IANNUZZI
Célia IBRAHIM
Antonin JACQUET
Romain LANOIX
Philine LE BRETON
Nathan MARRON
Ilona MENJUZAN
Guillaume MICHAUD
Oriane MIELLE
Eva NICOULAUD
Théo PARIS
Marie PARISOT
Juliette VIENOT

Classe de 2°2 du Lycée Ledoux

Merci à Mmes VANNIERE (professeur d'histoire), VERDERA (documentaliste) et à M.WAISSE (professeur principal, anglais) pour leur accompagnement dans la production du projet.

Copyright Thomas Borey

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